J’aurais pu raconter avec innocence et émerveillement la rencontre de ma toute première petite copine en Nouvelle-Zélande, mais j’ai décidé de raconter une histoire d’amour bien plus belle encore, celle de l’alcool.
Puis ce n’est pas incompatible, après tout c’est l’alcool qui m’a permis de me désinhiber, de me déshabiller et d’enlever cette armure de timidité, de la courtiser et de lui pourfendre le cœur quelques mois plus tard. C’était une super femme, une super relation, une horrible rupture mais ce n’est pas le sujet.
La Nouvelle-Zélande c’est la promesse d’une aventure unique, une culture Maori impressionnante, des autochtones impressionnants et des paysages à couper voire même à taillader le souffle. Il faut savoir qu’il y a plus de moutons que d’habitants là-bas ce qui en fait l’Empire du kebab non transformé. Il y aussi beaucoup de choses à base de kiwi, pas l’oiseau mais le fruit, et c’est drôle que l’emblème de ce pays soit un oiseau timide quand on voit leur équipe de rugby.
Les geysers de Rotorua, les rues animées d’Auckland et bien d’autres endroits que j’ai omis puisque comme je vous disais au début, il y a eu pas mal d’alcool. Sur le moment je m’en souvenais, mais des années après je ne sais plus, et seuls mes camarades de voyage pourraient me le rappeler. Le seul détail que j’ai mémorisé, c’est le fait de ne pas avoir parcouru l’île du Sud et de ne pas avoir marché sur les traces de Sam & Frodon. Et j’ai donc bu pour oublier.
On avait tous la vingtaine, on était une quarantaine, j’ai découvert une belle brochette de potes sur place, certaines et certains sont devenus proches et tout ça grâce à un formidable liant : l’alcool.
Pourquoi j’insiste avec ce thème ? Parce qu’il a représenté pendant ce voyage (une colonie améliorée) plus de 80% de mon budget, et mon budget était de presque 1000 euros. Pas besoin d’être intime avec une calculatrice pour comprendre que ça représentait une belle somme juste pour du digestif. Je sais pas si vous vous êtes posé cette question : combien de litres d’alcool a t-on ingéré depuis le début de notre vie jusqu’à maintenant ? Et bien tout ce que je sais c’est qu’en Nouvelle-Zélande il y a eu trois fois ce que j’ai ingéré dans le reste de mon existence.
La raison ? La jeunesse, la débauche, la déraison, le titillement de l’introversion et aussi parce qu’il y avait dans les parages des liquor shop, autrement appelés « magasins de liqueurs », ouverts à toute heure, un genre de buffet à volonté de liche. Ce qui en fait plus ou moins un paradis pour ceux qui aiment se pulvériser le foie, pleurer la vie ou créer du lien. Voilà.
Par contre j’aimerais bien refaire ce voyage sobre du haut de ma trentaine. J’estime avoir créé assez de lien, et j’estime aussi avoir de besoin de me ramentevoir. Il est classe ce mot. Presque aussi classe que le mot boire.
FIN
Catégorie : Réponses aux questions
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