Cette femme est un labyrinthe de félicité. Je me perds dans l’expression de ses yeux, son regard égare mes pensées. Les paroles qu’offrent ses gracieuses lèvres sont mélodieuses et orchestrent les battements de mon cœur. Son corps est fleuri de formes prolifiques, j’aime à les effleurer, à butiner les saveurs qu’elles contiennent. Je suis esclave d’une torture bienséante. Elle emprisonne mon esprit, empoisonne ma tristesse. Je me suis épris d’une drogue bienfaisante. Son absence absous mes sens, sa présence les enivre d’une essence de vie. Le plus spartiate de ses mots est une arme qui me rend faible, l’inexpugnable bonté qui l’anime est une guerre pour laquelle je me bats. Oui, sa beauté déchaine mes envies et sa mansuétude m’enchainera à vie. Aphrodite elle-même jalouserait cette splendeur olympienne. Cette femme est un labyrinthe de félicité. Je me perds dans l’expression de ses yeux, son regard égare mes pensées. Je vagabonde volontiers dans ce dédale d’enchantements, cette symphonie de somptuosités. Le sort en est jeté, j’errerai ad vitam aeternam dans la magie qu’elle me procure, la magie de lui appartenir, jusqu’à ce que mon cœur rende sa dernière pulsation.
Ugo DESBOUIS

