2154, Corbeil-Essonnes.
Une discussion de la plus haute importance à lieu entre l’état-major américain, des chercheurs scientifiques, un tétraplégique et plein d’autres gens inconnus au bataillon. Le cénacle discute de la possibilité d’envahir pacifiquement la planète Pangola, pour en tirer un profit qui pourrait sauver la planète Terre : le magnésium 2, qui est la suite du magnésium. Ce minerai est capable de produire une source d’énergie équivalente à trois compteurs Linky ce qui représente un volume considérable d’électricité.
Jack Daniels, le tétraplégique, intervint alors :
- « Vous avez bien compris, c’est une invasion pacifique »
- « Mais on va dans le Pacifique là ? » répondit un militaire américain un peu limité, la norme américaine finalement
- « Non imbécile, on va sur la planète Pangola, mais on y va armés et en paix »
- « Mais pourquoi on te prendrait avec nous t’as pas de jambes » dit alors le colonel Quidditch, militaire très musclé et très agressif
- « Je remplace mon frère et c’est par rapport au quota handicapé »
- « Ok ok » répondit quelqu’un que personne ne connaissait
La cheffe des scientifiques, Micheline, semblait mécontente de la présence de l’armée et intervint à son tour :
- « On est pas dans Call of Duty donc commencez pas à sortir vos bazookas pour un rien et à vouloir répandre votre idée de la démocratie »
- « La fin justifie les grenades » répondit le colonel musclé, scarifié et extrêmement virulent
- « C’est pas du tout ça l’expression vieux con »
- « Oui oui National Geographic, faites vos trucs, on verra ça sur place »
L’équipe se prépara alors. Il y avait deux opérations, une opération de reconnaissance, et une opération d’infiltration, mais aussi une opération de recherche. Ce qui ramène finalement à trois opérations au total. L’équipe scientifique avait mis au point une machine révolutionnaire qui permettait de devenir un Na’vigo, un alien présent sur la planète Pangola. Et ainsi, l’équipe d’infiltration pourrait se rapprocher des Na’vigos et tenter de comprendre comment ils mangent, comment ils chient, bref leur façon de vivre.
Ils arrivèrent sur Pangola, s’installèrent tranquillement et se reposèrent par rapport au décalage horaire. Deux ans plus tard ils organisèrent enfin les préparatifs. L’armée était uniquement là en cas de problème, même si le Colonel avait installé un champ de mines sur toute la planète. Jack Daniels et Micheline commencèrent le processus permettant de devenir Na’vigo, avec deux trois autres personnes, et les recherches pouvaient commencer.
C’était une planète magnifique. Une jungle luxuriante, un jardin zen géant, un Jardiland parfait. Des plantes de toutes les couleurs, des lumières mirifiques, des animaux gracieux et des arbres immenses. Et près d’un sapin multicolore, ils découvrirent la tribu des Na’vigos, la tribu Onomatopée, qui se coursaient à poil en criant des choses inaudibles. Jack et Micheline doutèrent un peu de l’opération mais ils y allèrent tout de même. Un des Na’vigo qui semblait être le chef vint alors et s’écria :
- « MOI O’TOUCAN, VOUS ? »
- « On est humains » répondit Jack
- « Mais t’es con ou quoi NON nous amis de vous ! Ca roule ? » s’empressa de dire Micheline
- « COOL, soirée USB ce soir ! »
Jack et Micheline ne comprenaient pas un mot de ce qu’il débitait mais ils restèrent tout de même parmi les indigènes. C’était des schtroumpfs d’environ trois mètres, maigres, aux yeux exorbitants et à la chevelure très longue. Une Na’vigo qui avait l’air d’être une femme s’approcha de Jack et lui dit :
- « MOI O’KIRI, TOI ? »
- « Mais vous êtes irlandais en fait y’a plein de O’ devant vos prénoms »
- « HEIN ? »
- « Non non, moi Jack » répondit-il, visiblement sous le charme de l’alien
Elle le prit alors par la main et l’emmena dans la forêt. Ils se firent courser par un gorille-lion-mulot et par un requin-framboise, mais ils s’en sortirent. Jack avait la sensation d’être en Australie. Ils virent alors d’autres animaux qui étaient moins dangereux, des lapins-chevaux, et O’Kiri lui montra quelque chose de merveilleux. Au bout de ses cheveux il y avait un câble USB et elle pouvait brancher ce câble USB à un port USB présent sur tous les animaux. Ainsi, ils pouvaient partager un moment de communion et d’osmose unique et enchanteur. Jack tenta de se connecter mais il eut un message d’erreur, et recommença avec un rat-limace, qui accepta la connexion. Il le chevaucha puis il fit la course avec O’kiri.
Après s’être amusés pendant des heures ils se couchèrent près d’un arbre à LED, l’arbre géant des Onomatopées qui leur servait de lieu de culte et de pèlerinage. Ils flirtèrent et Jack tenta de se connecter à O’Kiri mais son câble était trop petit. O’kiri le rassura mais l’arbre rigola et lui envoya des lumières dans la gueule. C’était une marque de respect mais en même temps d’humiliation. O’kiri comprit que Jack n’était pas n’importe quel handicapé à petit câble USB.
Le lendemain ils se levèrent, et leur vision fut horrifique. Un énorme champ de ruines tout autour d’eux, et le Colonel Quidditch dans un genre de Transformers qui cramait absolument tout ce qui passait. Jack s’écria :
- « Mais qu’est ce que tu fais espèce de débile !! »
- « On n’est pas dans j’irais dormir chez vous, il nous faut du magnésium 2 maintenant donc on crame tout »
- « C’est pas du tout la bonne manière de procéder, tu me fais penser à un peintre autrichien qui a sévit sur Terre jadis »
- « Je vois pas désolé »
O’kiri grogna et dit alors à Jack d’aller au sommet du mont Hallelujah, pour se connecter avec l’animal le plus féroce de tous. La tribu des Onomatopées s’était réunie sur place, et ils entendaient bien se venger des ignobles humains.
Jack qui s’était lié d’amitié avec les Na’vigo et d’amour avec O’kiri, était prêt à tout. Il devait devenir le TOUTOUK MAKDO, le roi de tous les animaux. Il entendit alors un cri qui aurait fait jalouser n’importe quel vendeur de poissons à Rungis, et un animal surgit brusquement, séparant la mer de nuages. C’était un dragon-pigeon-paresseux, au visage terrifiant et en même temps loufoque, aux griffes acérées et aux ailes magnifiques. Jack se connecta en USB en l’espace de deux secondes et toute la tribu fut sous le choc étant donné que personne n’avait réussi ça auparavant.
Ils partirent affronter les militaires américains, et au prix d’énormes pertes ils furent absolument tous vaincus, n’ayant comme arme que des flèches en carton et des pistolets NERF. L’armée américaine prit toutes les ressources et assura dans un communiqué de presse officiel que Pangola était une planète habitée par des méchants terroristes, légitimant ainsi l’éradication totale et logique des autochtones.
FIN

