La preuve de l’esprit

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans l’écriture ?

Ecrire c’est exister à travers des mots que l’on voit, car notre esprit les a transformés, de pensées à phrases.

C’est la preuve de notre passage, car on le sait, les paroles s’envolent et les écrits restent.

C’est la défouloir ultime de l’âme, à l’instar d’un punching-ball on envoie des mots et des mots jusqu’à en faire une combinaison technique et libératrice. On couche des adversaires dans la boxe, on couche des mots dans l’écriture. C’est un combat entre nous et nous. Notre imagination, et nos émotions. Mais aussi notre oisiveté et notre détermination.

C’est plaisant car quand on aime ça on y revient, et malgré toutes les différences de talent qui existent bel et bien, tout le monde peut écrire, c’est un loisir et une passion offert à tout un chacun.

On comprend par les mots, et ces mots ont toujours été écrits, après avoir été dits, ce qui fait de l’écriture un art, un enseignement et une preuve du progrès de l’humanité.

Ca faisait quelques mois que je n’avais pas posé de mots sur le papier, enfin pas tapé de mots sur le clavier. Ce qui est bien avec l’écriture, c’est que c’est plus compliqué de faire passer une émotion. L’image vaut mille mots, et on peut user de mille mots pour dépeindre une image.

Et ce qui est fou, c’est qu’on imagine des images dans nos cerveaux, mais pour écrire et décrire ces images, il faut des mots. Ainsi, avant que les images ne viennent au monde, il a fallu que des mots donnent naissance à ce monde. Toutefois ne nous y trompons pas, l’image est apparu bien avant le mot.

Mais c’est plus gratifiant encore d’inspirer un sentiment à quelqu’un sans qu’il n’ait besoin de voir une image ou une vidéo. Car les mots écrits le laissent créer son univers à lui, tandis que l’image en fournit déjà les artifices.

Voilà, pas d’absurde, de fantaisie, de parodique ou d’horreur aujourd’hui. Juste une reprise des mots pour prouver que j’existe et que je laisserai une trace perdue dans le fin fond de cette humanité qui chaque jour s’enfouit.

Soudainement, un cri du cœur, un spasme du cerveau, un rai d’esprit.

FIN


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