Mafia & capucins

Ah, quel monde fabuleux, que de pays mirifiques, nous sommes tous citoyens de ce globe terrestre et nous avons le devoir et l’obligation de tout en visiter… Si on a neuf vies, 15 000 euros par jour et qu’on maitrise les bases de la téléportation (il suffit de cligner rapidement de l’œil gauche et de mettre de l’aluminium pendant 4 minutes dans son micro-ondes).

Mais j’eus jadis la possibilité que dis-je, la chance de voyager grâce à ma formidable mère, et un jour cette chance m’emmena à Bali.

Une des plus belles stations balnéaires du monde, que de bons souvenirs, surtout ceux que j’ai ramenés et qui étaient en forme de teub. Là-bas les autochtones vouent un culte à la Sainte Verge et je trouve ça plutôt marrant. Je savais pas que le Marais avait une filiale au bout du monde, personne n’est au bout de ses surprises.

Ce jour-là avec ma colonie on arrive dans une sorte de forêt qui fait office de refuge pour singes, et quelle joie. L’amour des animaux prend le pas sur tout le reste, et nous voilà en communion avec nos prédécesseurs. On s’amuse, on s’extasie. Sauf un pote qui se fait humilier, un des singes lui cherche des poux (au sens propre, enfin sale) puis il le mord, c’était très drôle (l’odeur des cheveux sans doute, c’était un punk à chien).

Alors que de mon côté, un singe vient et grimpe sur mon épaule, ramène un pote à lui, les deux me serrent la main, me font la conversation, on parle conflit géopolitique et politique inflationniste en France, bref, une belle synergie.

Mais soudain, un singe un peu plus gros que les siens débarque solennellement, son regard est bien moins bienveillant que celui des autres, il semble être le chef. Je me sens comme Tarzan et je l’approche doucement, je lui tends ma bouteille d’eau pour qu’il se désaltère tranquillement étant donné qu’il faisait très chaud et il saisit brusquement la bouteille.

Je la serre dans mes mains et s’ensuit un duel qui dure à peu près 0,004 secondes soit la durée de la première fois de quasi tout homme sur cette terre, je lui donne tout de suite la bouteille d’eau sentant le poids très lourd de son regard et de ses batailles passées. Je le regarde, impuissant, il me regarde aussi et perçoit ma lâcheté. Attiré par une force invisible je me retourne et je pars.

Croyez le ou non à ce moment précis la musique du Parrain a commencé à retentir, et le singe est parti avec ma bouteille d’eau. Je suis convaincu qu’il m’a dit quelquechose comme « Tou as de la chance amico, grazie mille pour l’eau ».

Morale : Méfiez vous toujours des plus petits et des plus poilus, et ne faites pas une blague sur les nains portugais dans votre tête svp.

FIN


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