La chute de l’Empire Inca

Jadis j’eus la chance de pouvoir voyager aux frais de ma reine mère qui de par son travail avait accès à des voyages moins chers à travers le monde, le rêve de tout humain sauf ceux qui ont peur des avions et des étrangers.

Cette année-là, pas celle-ci mais celle dont je parle, vous suivez ? Cette année-là le voyage prévu était le Pérou ! Quelle merveille… Les vestiges Incas, les ribs de cochon d’Inde et l’Inka Cola, savant mélange de sucre et de chimie interdite rendant la boisson plus fluo que les batônnets de boite de nuit qui déterminent votre situation sentimentale.

Je ne vais pas raconter le voyage, ce n’est pas le but, mais juste un moment où tout s’est arrêté, en tout cas tout aurait pu s’arrêter. Nous sommes, avec ma colonie, dans un lieu précis, un temple, j’ai oublié le nom et la ville car je joue des tours à ma propre mémoire. Nous visitions ce temple perdu, l’arche maudite du lama obscur, et je m’éloigne du groupe pour vaquer à des occupations de solitaire comme à l’accoutumée.

J’aperçois des murets effrités et espacés au loin, qui surplombent un vide plutôt vertigineux. Ni une ni deux j’y courre car je suis débile, et je décide de faire le Yamakasi, le Yamaquasi si je peux me permettre. Je saute de muret en muret, et au tout dernier muret je glisse soudainement.

Je peux vous assurer que le PowerPoint de ma vie a défilé, c’est pas des conneries, il y avait des slides et des transitions en fondu, et je me suis rattrapé in extremis en tournant l’autre pied, instinct de survie transcendant ma débilité légendaire.

J’ai ensuite regardé au loin, partagé entre la chance et le destin.

Périr au Pérou, ce n’était pas ma destinée.

FIN


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