La larme du dragon

Quand j’étais adolescent et asocial, ce qui a très peu changé en 20 ans environ, je m’enfermais régulièrement dans le merveilleux monde du jeu vidéo et je m’oubliais pour pérégriner à travers champs virtuels.

Un jeu m’a un peu plus marqué que les autres et pour cause, il s’appelait Golden Sun soit Soleil Doré, vous excuserez mon brillant polyglottisme. Un jeu qui me plonge dans la nostalgie rien que d’y penser et de le mentionner ici, sublime RPG heroïc fantasy sans vouloir faire le mec trop technique, avec la possibilité de pouvoir manier les éléments, des armes aux attaques dévastatrices, des djinns, de l’alchimie, avec son lot d’énigmes à résoudre et surtout ses personnages bien plus charismatiques que Paul Mirabel.

Balle perdue, aigreur, attaque totalement personnelle ? Oui (Respect Paul).

Bref je ne vais pas faire un placement produit de ce sublime jeu oublié de tous, je ne suis pas un Youtubeur, je ne vais pas vendre mon cul pour une marque, mais paradoxalement si on me proposait une somme colossale pour le faire est-ce que je le ferais ? Oui (Respect Youtube).

L’être humain n’est pas si complexe face à l’appel du fric. Mon amertume n’a aucune cesse. Je n’ai hélas pas pris le wagon du Youtube game comme disent les jeunes, les anglais et les polyglottes. Et peut-être que c’est pour ça que ma vie déraille. J’arrête les digressions une bonne fois pour toutes.

J’arrive vers la fin du jeu, au boss final, c’est un dragon extrêmement classe qui m’aurait totalement donné envie de devenir un âne, je suis en plein affrontement, dans la difficulté mais j’enchaine les attaques toutes plus majestueuses les unes que les autres, le combat fait rage, j’arrose Dracaufeu de ma hargne, ma chambre est devenue l’antichambre du courage et de la bravoure, mais soudain…

J’avais oublié la réalité. Ma sœur que j’aime sort de nulle part et, adolescence oblige, décide d’éteindre ma Game Boy sans aucune raison au moment de l’estocade finale qui m’aurait permis de vaincre ledit dragon.

Ceci Messieurs Dames, est ma première vraie tristesse dans ce bas monde, mes premières vraies larmes, celles d’Ugo et de son dragon presque battu.

Morale ? Ne jugez pas les gens qui pleurent, ne soyez pas soumis à l’aigreur et respectez les dragons.

FIN


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